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notre patrimoine


au début était l'homo sapiens et ses dix doigts...

bovins L'homme a toujours tenté de reproduire ce qui l'entoure. D'abord le dessin et la peinture - les fameuses peintures rupestres en témoignent - puis la sculpture . Ces moyens d'expression sont directement tributaires de la main de l'homme et de sa capacité à apprécier et reproduire les formes et les couleurs.
Depuis plus d'un siècle maintenant, une technique nous permet de créer un reflet fidèle de tout ce qui nous environne au moyen de procédés s'affranchissant de cet outil que sont nos mains, du moins pour ce qui concerne les formes. Basée longtemps sur des réactions dites chimiques ce que l'on appelle la photographie, a fait l'objet de plusieurs procédés dont le dernier avatar fait désormais appel aux propriétés du silicium allié à l'électricité : La photo est devenue depuis peu électronique, et comme tout ceci est affaire de zéros et de uns on la dit même numérique.

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argentique ou numérique ? la photo reste la photo


L'une et l'autre de ces deux technologies sert à faire des images.

L'une d'entre-elles devra faire encore quelques progrès, l'autre largement aboutie, pourrait nous réserver encore quelques surprises si les fabricants s'en donnaient la peine. Mais le feront-ils ?



LE NUMERIQUE

capteur Désormais le numérique est omniprésent sur le marché du matériel et si l'on peut encore  dans une certaine mesure parler de "cohabitation", je crains que l'argentique  après quelques résistances limitées aux experts finisse au "palais de la découverte" pour l'édification de nos petit-enfants. Cependant on est tenté de dire qu'aujourd'hui, beaucoup ne trouvent pas encore leur compte dans les machines à pixels, sauf ceux qui se précipitent sur toute nouveauté "numérique" au point d'en oublier parfois qu'ils sont censé faire des images avec. Sans doute est-ce dù au fait que, pour le moment, ce matériel n'est pas très abouti en terme de rapport-qualité-prix, et que sa technologie attends encore que tombent bon nombre de barrières.

Tout d'abord en ce qui concerne les capteurs. Pour des raisons de coûts de fabrication, peu d'entre-eux atteignent le format "standard" du 24*36 pour lesquels nos optiques lambda ont été conçues. Et si en cet automne 2007 les capacités tournent autour de 10-12 negapixels, celà accentue encore un peu plus leur déficit de sensibilité "native" et plombe encore davantage le manque de tolérance de pose qui peine à rivaliser avec la diapo pourtant déjà pas très ouverte en ce domaine.
Alors c'est la course aux Firmwares chargés de remédier à tout celà, selon des dosages plus ou moins tenus secrêts par les constructeurs qui s'évertuent à proposer des images plus ou moins "croustillantes" et flatteuses en sortie. Bref nos images sont largement trafiquées, au point que les reprendre dans un retoucheur (heureusement il y a le raw) devient parfois difficile.
Ainsi les discussions que l'on peut lire ici ou entendre là, courent bien davantage sur l'utilisation des logiciels ou les mérites respectifs des cmos et autres ccd, sans oublier les versions des logiciels embarqués, bien davantage disais-je que sur les recadrages la lumière et les angles de prise de vue.

Ensuite, comme dis plus haut, les optiques ont vu leurs performances largement modifiées - surtout les grands angles - en raison de la taille actuelle de la majorité des capteurs et de leurs résolution en constante progression. Les fabricants ont donc produis des versions mieux adaptées au numérique, avec d'autant plus d'enthousiasme que celà a forcé quelque peu au renouvellement d'un parc d'objectifs qui par définition restait assez statique tant chez les pros que chez les amateurs avertis.
Que deviendront ces cailloux lorsque tous les boitier seront équipés de Full-Frame à plus de 30 megapixels ? Des super-grands-angles ? Pas sûre qu'ils soient bien adaptés à de telles résolutions. Pas plus que nos actuels (et vieux) 50 mm ! Simplement ces derniers sont plus qu'amortis et sans doute aurons-nous encore la possibilité d'acquérir des SLR "limités" sur lesquels montreront encore ce qu'ils savent faire.



L'ARGENTIQUE

Après avoir annoncé des coupes drastiques dans la recherche argentique, les fabriquants de "pelloche" (du moins ceux qui restent en lice) tentent de maintenir une production qui - devenue marginale - continue néanmoins à sortir de nouveaux films aux performances toujours plus avancées, des films plus fins et plus façiles (diapos) à numériser, et ayant des carracteristique de plus en plus ciblées. Mais comme il faut bien vivre, c'est vers les papiers destinés à nos imprimantes qu'ils ont tourné le plus gros de leur production.

Chez les PROs, pas mal de gens utilisent encore les deux technologies, tant en fonction des besoins du client et/ou de leur usage personnel. Mais les choses bougent et personne ne reviendra en arrière, et le temps n'est pas loin ou les SLR tenteront d'aller sur le terrain du moyen format, offrant leur ergonomie et leurs automatismes aux spécialistes de la mode ou de l'industrie.

L'avenir se montre passionnant et nous sommes encore loin d'avoir tout vu. Il suffit de voir comment les choses ont changé en cinquante ans...

 

les supports photographiques


Histoire récente

kodacolorDans nos placards dorment dans leurs boites, des millions de diapos dont beaucoup - bien que remontant aux années 60 et plus - ont conservé une relative fraicheur due à l'excellent procédé Kodachrome . Procédé qui fit jadis le bonheur des amateurs peu fortunés que nous étions. C'était alors le moyen d'avoir de la couleur à des prix plus que compétitif, même si les indispensables écran et projecteur venaient - au départ - alourdir quelque peu le budget. Les techniques alternatives (Agfachrome, Kodak E-4, E-6) à coupleurs chimiques ont davantage subis les outrages du temps et leurs couleurs peuvent comporter d'horribles dominantes quand elles ne sont pas carrément délavées.


Les négatifs couleurs ! Pas mieux conservés que leurs cousins en E-4, lorsqu'ils n'ont pas fait les frais du dernier grand rangement quinquennal par le vide, ils trônent encore dans leurs pochettes seuls ou en compagnie de leurs tirages parfois un peu jaunis. Là encore la qualité n'a pas toujours suivi celle du bon vin et le poids des ans les rends souvent difficiles à exploiter.

Le noir et blanc pour finir. Là pas de dérive des couleurs sauf en cas de fixage bâclé. Les dégâts sont plutôt mécaniques, rayures dues à des manipulations sans précautions et décollage de la gélatine fréquent sur les antiques plaques en verre. Sur ces dernières le grain est très présent selon les époques et le contraste très élevé sur les plus anciennes. Mais là rien d'accidentel, c'est lié aux techniques de fabrication et il faut bien faire avec. Même chose avec leur exposition parfois très limite, inévitable à une époque ou les cellules étaient inexistantes, heureusement ces surfaces de faible sensibilité mais riches en argent-métal jouissaient d'une tolérance de pose importante.

Par contre, l'arrivée du film souple (George Eastman vers 1880) s'il réduit la surface sensible, rends le support incassable et améliore l'intégrité de la surface sensible. Plus tard les procédés de couchage évoluant, le grain apparent deviendra plus fin compensant ainsi l'augmentation de la sensibilité. C'est le règne des petits formats, allant du 6x9 (dénommé moyen format de nos jours) au 24x36 issu de la pellicule "35mm cinéma" et exploité par les premiers Leica dans les années vingt.

En ce début du 21e siècle, l'écran remplace souvent le papier, et internet l'album de famille. Beaucoup aimeraient - et avec raison - passer à la mise en pixels de tous ces témoins d'un passé, certes, bien plus jeunesque les pyramides, mais témoins des années glorieuses de notre occident inventif et besogneux.

Passons aux différents types de films...

 


image aléatoire
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