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pourquoi avec le Coolscan ?


Oui ! pourquoi le Coolscan ?

Les scanners mixtes ont d'indéniables qualités, dues à leur polyvalence et au fait qu'ils donnent un accès abordable au moyen format. Sans oublier bien sûr qu'ils permettent de tirer partie des supports-papier, bien souvent seuls documents dont l'on peut disposer selon l'ancienneté des photographies. En effet, râres sont les plaques anciennes disponibles, plus râres encore celles en bon état. Plus près de nous, bien des négatifs n'ont pas survécu aux divers déménagements de leurs propriétaires (ou nettoyage de leurs placards), propriétaires qui privilègient bien souvent la conservation de l'album familiale.

Comment leur en vouloir d'avoir choisi un visuel pratique, et négligé ces plaques fragiles ou petits morceaux d'acétate (plastoc) dont la lecture n'est guère facile ? Surtout les négatifs couleurs dont l'examen direct suscite bien des interrogations.

Mais quand on a la chance de disposer d'une machine rapide, et capable d'aller chercher le meilleur du 24*36, il serait étrange de ne pas chercher à en utiliser toutes les qualités et outils fournis avec. C'est bien pourquoi, connaissant les limites respectives des deux formules - démontrées quelque part sur ce site - je crois plus porteur - du moins dans un premier temps - d'essayer toutes les possibilités de l'outil le plus performant avec ce format.

Ce qui ne m'empêchera pas - ultérieurement et dans une autre section - de voir de près le parti qui peut être tiré des Epson avec des formats de supports plus à la marge pour ce qui me concerne.





 

les anciens et les modernes (1)


Une Ilford Fp-4

fp4
J'ai retrouvé dans mes archives des scans faits avec mon vieux Minolta ScanDual première génération. J'ai donc trouvé amusant de comparer le travail qu'il me sortait à l'aide de (déjà) VueScan, avec celui de mon Epson et du Coolscan, le tout toujours avec VueScan et en 2400 dpi pour tout le monde afin d'être équitable. Simplement faites pas attention à la poussière : elle était déjà inventée... mais pas l'ice !
A noter qu'avec VueScan et l'Epson l'ice n'est pas vraiment efficace mais là de toutes façons c'est du noir et blanc.
L'image de gauche sort tout juste de l'Epson mais le crop ci-dessous est d'origine ScanDual.
fp4
le crop du ScanDual
crop Epson crop Nikon
Le crop de l'Epson
Le crop du Coolscan



Conclusions :

Un scanner pour films est quand même - et sans surprise - supérieur aux "mixtes" pour ce qui est du format 135. Parfois même, le grain est un peu envahissant mais c'est la rançon de la précision du tir et, comme on le verra plus loin, le pilote n'est pas neutre à ce niveau. Ici je n'ai employé que VueScan que je connais de longue date, il demeure utile même si - et c'est le cas des Nikons - le pilote-maison est très élaboré.


 

les plaques sur verre


La mémoire de l'autre siècle...

Les scanners destinés aux films ne savent pas faire le travail présenté ici. C'est donc le royaume des scanners "à plats" et à dos éclairants pour tout ce qui dépasse le 24x36. Du moins en ce qui concerne le matériel amateur.

Nikon


Au sortir de la machine l'image fait 3500x4983 pixels, passée ici en 600 de large pour les "1024", déjà que j'ai dû laisser tomber les 800x600... La machine a été pilotée par VueScan seul capable de cadrer à la demande des documents dont les formats sortent des sentiers battus.

Ces plaques sont souvent en mauvais état : gélatine décollée généralement sur les bords, parfois au milieu de l'image, des "pets" et divers rayures. Sur certaines scènes le très fort vignetage trahit les optiques de l'époque. Des zones claires aussi sans doute dues à des champignons. Bref, gros travail de retouche en perspective.

Nettoyage côté verre "uniquement" avec précautions : compresses douces imbibées d'un peu d'alcool. Rien côté émulsion ni sur la tranche, des essais de mouillage sur des morceaux de plaques cassées se sont soldés par un décollage immédiat sous forme d'un "magma" irrécupérable. Juste un dépoussiérage léger à l'aide d'un (vrai) blaireau ou de pinceaux en poils de martre... le tout sans insister.

crop

Le crop ci-dessus est "brut de pommes" et permet de voir la richesse de détails que l'on retrouve avec ces grands formats en dépit de la technique des émulsionneurs de l'époque. Une tentative d'accentuation genre 10,50,0 donne évidement des résultats mais le gain obtenu ne donne rien de mieux qu'une action de contraste général.

La rigidité naturelle de ces supports permet, en principe, de s'affranchir de porte-film. Les plaques tiennent toute seule sur la vitre du scanner. Par contre ne pas oublier de les poser gélatine contre verre pour éviter les anneaux de Newton.
Mais attention ! la fabrication de certains scanners de série est parfois assez imprécise. Je vous encourage donc à rechercher la bonne profondeur de champs. Surélever la plaque au moyen de piles de bristol vous permettra de repérer à quelle distance réelle se fait la meilleure mise au point et ainsi, si nécessaire, ajuster au moyen de caches en carton la distance idéale entre la vitre et vos plaques.

P.S: Cela suppose la confection d'un cache en carton de cette épaisseur, en imitant l'échancrure du haut des porte-films standards afin que le pilote-constructeur s'y retrouve. A noter que Vuescan  travaillant de façon différente, ne nécessite pas cette échancrure et qu'il peut retrouver la plaque tout seul par [Sélection]  > [Zone d'aperçu] : maximum.
;-)

 

flux de travail (1/3)

 

Trier et nettoyer

Quel que soit le type de matériel utilisé, il existe quelques constantes quand à l'organisation du travail. En effet je pense que, mais ce n'est que mon avis, picorer des images un peu au hazard ne me semble pas une trop bonne méthode mais par contre, est l'idéal pour rapidement ne plus s'y retrouver entre ce qui est fait, reste à faire et vaut la peine d'être fait.


Et je redis (un genre de copier-coller) ce que j'ai écris par ailleurs, il me semble que la première urgence consiste à s'assurer du bons stockage et classement de nos originaux. Et mettre le nez dans nos boites et pochettes pour inventaire et reclassement me semble un bon préalable. A cette occasion, je précise que la méthode du nettoyage par le vide à propos d'images réputées "sans intérrêt" ou "pas très nettes" m'apparait dangereusement radicale et source de regrets ultérieurs.

A cet effet j'ai fais le choix de numériser toutes mes images, bonnes ou mauvaises, au moyen d'un scanner permettant de le faire rapidement (tout est relatif...) par lots, et en basse résolution afin d'avoir un genre de catalogue d'images qu'il est façile d'indexer par années, mois, etc, etc.

Pour ce travail, un scanner mixte est largement suffisant, quitte à l'emprunter ou à en acheter un d'occasion : Pas besoin qu'il soit doté d'une résolution d'enfer, à moins qu'il ne soit destiné "aussi" au travail final. Je conseillerais alors, une machine récente permettant de passer quatre bandes de 5-6 négatifs ou 8 diapos.

Pour ma part j'ai choisi - et cela me semble naturel - de mettre chaque film dans un répertoire nommé AAAAMMx, X étant le numéro ou la lettre de chaque film de la même période. Le pilote du scanner devrait permettre une numérotation auto sous la forme de : AAAAMMx_001, 002, 003, etc.

Puisque l'on est dans la manipulation de nos originaux, on va en profiter pour leur faire - au passage - un petit coup de "propre". A l'aide d'un pinceau très doux, ou mieux encore une brosse antistatique,  on va s'efforcer de chasser les poussières rivées à leur surface, surtout pour ceux du type "allergiques à l'ICE" sur lesquels on devra opérer ultérieurement un nettoyage aussi fastideux qu'énervant.

Les films noir et blanc peuvent prendre un bain sans problème dans une solution d'agent mouillant (agepon ou autre) l'idéal étant de les remettre dans la spire de développement. Ensuite on  les suspend - à l'aide d'un trombone ouvert et passé dans une perfo - sur le fil à linge de la salle de bain (par exemple) ou dans un local dont l'humidité décourage les poussières. Eviter absolument le sèche-cheveux qui va s'empresser de jetter sur le film toutes les poussières de la maison. Pour les autres types de film un coup de "Film cleaner" en bombe est préférable à tout autre traitement.

A noter que les vieilles Kodachromes, sont généralement dotées de caches en carton - certes écologiques - mais souvent torturées par les ans, et qui constituent des nids à poussières permanents. L'astuce consisterait à les remplacer par des caches en plastiques - bien moins écologiques - mais bien plus sages en matière de déchets indésirables. L'opération n'est pas neutre, tant par le budget à y sacrifier que par le temps passé à effectuer l'opération. Si ça vous tente je conseille vivement les modèles Gépé - sans verres - Ceux avec verre se prêtant mal à un stockage permanent. Dépechez-vous, ces produits deviennent difficiles à trouver en france... numérique oblige.

Puisque la diapo est mise ainsi à nu, on va en profiter pour lui donner une petit coup de "FilmCleaner". Appliqué sur un chiffon sans peluches, on va traiter "doucement" des deux côtés sans frotter trop fort pour éviter de rayer la surface. Ce produit, volontairement volatil, permet de retirer les taches d'eau, les traces de doigts et les poussières sans humidifier la surface.

Pourquoi ne pas laver aussi ces films couleurs ? Leur traitement fait appel à des produits stabilisants à base de formol dont l'efficacité pourrait être remise en cause par le "bains de pieds" proposé plus haut pour le noir et blanc. La présence de ce stabilisant n'est sûrement pas l'effet du hazard, n'oublions pas qu'en couleurs tout l'argent-métal fout le camps dans les bains, et qu'il ne reste que des colorants dans le film. Je n'ai jamais cherché à laver ce genre de films de peur de ruiner toute espérance de longévité pour des supports ainsi (mal)traités, ce qui n'est pas le bût.

 

 

à propos de vuescan...

Je ré-active cette section que j'avais fermée suite à l'internationalisation de ce soft uniquement anglophone à l'origine. Maintenant il est donc également en version française, les menus sont bien plus clairs, même si la prise en mains du logiciel nécessite malgré tout une certaine dose de bonne volonté de la part de l'utilisateur.

Vuescan est le sauveur des vieux scanners dont les pilotes - souvent médiocres d'ailleurs - n'ont pas survécu à l'arrivée des dernières versions de Windows et de l' O.s d'Apple. Tous ces O.S sont couverts tant en 32 qu'en 64 bits, y compris Windows 8.1 (*), et les fréquentes mises à jour laissent augurer quelque espoir quand à l'utilisation de nos numériseurs passés et actuels. Du moins pour ceux d'entre-eux qui restent en piste.

De plus, Vuescan vient au secours de ceux qui souhaitent continuer à utiliser Nikon-Scan sous les systèmes les plus récents (w7, 8, 8.1 *) voir section "Numérisation"

 

(*) pas encore essayé avec Windows 10.

 
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