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les positifs transparents


En direct et en couleurs

LES TEMPS ANCIENS

thumb_1418.jpgC'est en 1868 que Charles Cros et Louis Ducos du Hauron découvrent les premiers procédés de photographie en couleurs basés sur le principe soustractif des couleurs. Trop compliqués pour être commercialisés ils font néanmoins l'objet de dépots de brevets. Il faudra attendre 1907 pour voir apparaitre l'invention des frères Louis et Auguste Lumière dénommée : autochrome. Premier support en couleurs à être industrialisé, c'était en quelque sorte la première diapositive de l'histoire de la photo.
Ce procédé était basé sur plusieurs couches de fécule de pomme de terre colorées et couchées sur une plaque de verre. Les images étaient visibles par transparence, et à l'époque aucun procédé papier-couleurs n'était en mesure de les reproduire. Pourtant quelques années plus tard ces plaques étaient produites à près d'un million d'unités par an. Pour les curieux voici un lien vers la base du patrimoine présentant des autochromes de la première guerre mondiale, et d'où est extraite l'image de gauche.

Un banquier, Albert KAHN, finança les voyages de plusieurs photographes chargés d'explorer le monde et d'en rapporter des images en couleurs, noir et banc et des film de cinématographe. Ces expéditions (1910 à 1930) entrent dans le cadre de ce qui fut alors nommé les archives de la planête. Mais suite à la faillite de ce mécène le continent américain ne fut pas entièrement couvert. Le reste du monde est visible au musée Albert Kahn de Rueil-Malmaison.



LES TEMPS MODERNES

km64.jpg Vers 1935 deux chimistes et musiciens, Léopold Mannes et Léopold Godowsky, mirent au point un film photographique, basé sur le 35 mm 135) alors très émergeant. Ce format employant le film souple du cinéma débutait une carrière qui allait le propulser au firmament de la photographie, tant pour l'amateur que pour le professionnel du reportage. Fini les formats ésotériques des plaques ou des supports en acétate, seuls subsisteront en plus du 135 les dérivés du 120 (6x6, 6x9 puis 6x7 et 6x4,5 ) et les plan-films.

C'est donc sur film 35 mm que nos deux Léopold eurent l'idée de suivre les traces de l'autochrome Lumière. Basé sur un film noir et blanc le Kodachrome, car c'est bien de lui qu'il s'agit, fait l'objet d'un traitement compliqué (K14) et lourd qui consiste à incorporer au film les colorants nécessaires après le développement proprement dit des trois couches. C'est pourquoi Kodak, repreneur du système décida de le commercialiser développement compris et de ne le faire traiter que par quelques centres spécialisés.

Le client trouvait dans la boite une petite pochette en toile jaune, dotée d'une étiquette pré-adressée, pochette dans laquelle la bobine du film était glissée, et le tout envoyé par la poste sans autre forme de procès.

Dans un premier temps sa sensibilité n'était que de 10 ridicules petits iso, mais n'oublions pas qu'on était encore à l'époque où Marilyn allait encore à l'école, règne du noir et blanc et que tout ceci devait paraitre bien révolutionnaire. Puis elle passa à 25 iso, une version 64 sortit à son tour et connu un grand succès. Plus tard le film fut également disponible à 200 iso, mais entra alors en concurrence avec la famille des Ektachromes (E6), performante, bien étoffée, plus simple et plus rapide à traiter. Les diapos étaient montées dans des caches en carton collés qui ont tendance à vieillir moins bien que les images qu'ils supportent et gagnent à être transférées dans des caches plus rigides.

De nos jours, seuls les films 64 et 200 iso continuent une modeste carrière, la 25 iso n'étant plus fabriquée. Le traitement a quitté l'europe pour se concentrer aux USA ce qui n'arrange en rien des délais de traitement déjà dissuasifs, d'autant que Kodak ne prends pas en charge les frais postaux et qu'il faut envoyer le travail chez : Dwayne's, P.O.Box 274, Parsons, KS 67357, USA.

Ce film malgré ces embuches précitées est (était ?) resté assez "tendance" aux yeux de certains et conservait une clientèle fidèle d'artistes photographes, tant en 135/120 qu'en plan-films, tous amoureux de son contraste et couleurs incomparables. Le grand public quand à lui, la boudé depuis longtemps. mais comment lui en vouloir étant donné le parcours du combattant imposé.

 

Mise à jour -5 juillet 2009 : Comme redouté, la mauvaise nouvelle vient de tomber, c'est la fin du Kodachrome, d'une époque et d'une longue histoire.

 

LES COUSINS

Parlons maintenant un peu des cousins. Utilisant des couleurs déjà incorporées au film sont apparus divers procédés, dont il ne subsiste aujourd'hui que le E6i de chez Kodak. En effet, après avoir tenté d'imposer leur propre procédé, Agfa et Fuji ont rallié le E-6 Kodak (qui à succèdé aux E-2, E-3 et E-4) A la portée des tous les bons labos, et éventuellement à celle de quelques amateurs Kamikaze ce système permet un traitement rapide, à haute température et donne des résultats largement comparables à ceux de son ancêtre ci-dessus évoqué. Un traitement en quelques heures est parfaitement possible et est évidement à comparer avec les va-et-viens postaux de la Kodachrome.

On peut même parler d'un standard, la précision de traitement permettant un étalonnage relativement constant sur un même lot de films. C'était avant l'arrivée du numérique le chouchou des photographes de mode, de ceux de l'industrie et des amateurs adeptes de la projection. Des versions "lumière artificielle" sont (étaient) disponibles alors que d'autres ciblent un usage précis, de par leur types de saturation, et la neutralité des teintes rivalisent avec des effets plus ou moins complaisants. On va retrouver ce même choix avec les négatifs de ces dernières années.

Ces films sont agréables à numériser, même si le grain est parfois très présent en fonction de leur âge, et leur contraste souvent hors de portée de certains scanners. Leur lecture direct permet vite de comparer l'original à ce qui sort du scanner, l'ICE. (anti-poussières) fonctionne bien sur tout ce qui est E-6, mais est très aléatoire et souvent peu convainquant sur la Kodachrome en raison de la structure. du film. A noter qu'il existe des anti-poussières software, mais ils font perdre trop de détails.

Pour finir, parlons un peu des positifs noirs et blancs. Très utilisés au début du 20emme siècle pour la confection des plaques stéréo très en vogue alors, cette façon de produire des images est largement tombée en désuétude. Certains chimistes indépendants fournissaient un kit de développement spécifique il y a encore quelques années.

 
image aléatoire
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