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2 - Les RAWs 2/3


Les raws 2/3

Bien sûr vous pouvez choisir de laisser le boitier vous fabriquer des images en "tiff" ou en "jpeg". Vous allez alors hériter de fichiers directement lisibles par n'importe quel visualiseur ou retoucheur, mais en quelques sorte "aplatis" c'est à dire composées de "vrais" pixels qui seront "concoctés" par le firmware, codés en 8 bits, en trois couches et parfois compressés (jpeg) c'est à dire déjà dégradés. Tout traitement ultérieur, réglages de luminosité, de contraste ou de couleurs, ne fera qu'accentuer le problème.

LE TRAITEMENT INTERNE


Le capteur n'est pas l'oeuil humain, lequel sait interpréter et s'adapter rapidement à des niveaux d'éclairement importants et/ou à leur contraire. On dit que son « gamma » est NON-linéaire, Le gamma du capteur par contre lui: est linéaire. De plus il est capable d'enregistrer des valeurs que notre oeuil ne perçoit pas. Il faut donc faire le tri et ne conserver que les informations que nous pouvons percevoir.

Ensuite ce sont les valeurs concernant le contraste, la saturation et l'accentuation de la netteté, choisies par le constructeur qui entrent en action, pondérées par les choix « éventuellement » proposés au photographe par les commandes du boitier. Comme déjà dis, si vous sortez du jpeg, vous cassez un peu plus les choses en passant de 14 à 8 bits et en plus on compresse, Alors...

Donc, le processeur travaille, selon les choix du constructeur, à proposer des images les plus standardisées possibles, destinées à plaire à tout un chacun, selon des modes de calculs résultant de compromis louables mais pas toujours d'equerre avec nos souhaits.

D'où l'idée de courcircuiter le traitement en question pour ne conserver que les données « brutes » du capteur. C'est à dire un fichier en niveau de gris, accompagné d'informations (1) concernant la couleur et la luminosité de chaque photosite.

Lors de la conversion, le logiciel de dématriçage (c'est son nom) va extraire ces données jusque là invisibles au commun des mortels, les interpréter et créer les pixels manquants (2) par effet de voisinage avec les photosites les plus proches.

bayer

NB:
(1) Données stockées à part donc modifiables séparément telles que : la colorimétrie, la température de couleurs, le gamma et la maitrise des contours et du bruit.

(2) N'oublions pas que dans la plupart des cas la matrice - exeption faite du Foveon - comprend deux "photosites" verts pour un bleu, et autant pour un rouge. Soit V,V,B et V,V,R alors que l'écran et l'imprimante travaillent avec de "vrais" pixels formés chacun de points RVB. En gros le travail du logiciel ça devrait donner ça:

Pour un point qui correspondra à un pixel rouge:

R = plein niveau du photosite rouge
V = moyenne des niveaux des photosites verts voisins
B = moyenne des niveaux des photosites bleus voisins

Pour un point qui correspondra à un pixel vert:

R = moyenne des niveaux des photosites rouges voisins
V = plein niveau du photosite vert
B = moyenne des niveaux des photosites bleus voisins

Pour un point qui correspondra à un pixel bleu:

R = moyenne des niveaux des photosites rouges voisins
V = moyenne des niveaux des photosites verts voisins
B = plein niveau du photosite bleu

Quel talent ces informaticiens quand même! et de se dire que lorsque les capteurs seront tri-couche et capables de lire directement en couleurs (on peut rêver non ? ) il n'y aura quasiment plus de limites à la créativité du photographe.

 
image aléatoire
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