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flux de travail (1/3)

 

Trier et nettoyer

Quel que soit le type de matériel utilisé, il existe quelques constantes quand à l'organisation du travail. En effet je pense que, mais ce n'est que mon avis, picorer des images un peu au hazard ne me semble pas une trop bonne méthode mais par contre, est l'idéal pour rapidement ne plus s'y retrouver entre ce qui est fait, reste à faire et vaut la peine d'être fait.


Et je redis (un genre de copier-coller) ce que j'ai écris par ailleurs, il me semble que la première urgence consiste à s'assurer du bons stockage et classement de nos originaux. Et mettre le nez dans nos boites et pochettes pour inventaire et reclassement me semble un bon préalable. A cette occasion, je précise que la méthode du nettoyage par le vide à propos d'images réputées "sans intérrêt" ou "pas très nettes" m'apparait dangereusement radicale et source de regrets ultérieurs.

A cet effet j'ai fais le choix de numériser toutes mes images, bonnes ou mauvaises, au moyen d'un scanner permettant de le faire rapidement (tout est relatif...) par lots, et en basse résolution afin d'avoir un genre de catalogue d'images qu'il est façile d'indexer par années, mois, etc, etc.

Pour ce travail, un scanner mixte est largement suffisant, quitte à l'emprunter ou à en acheter un d'occasion : Pas besoin qu'il soit doté d'une résolution d'enfer, à moins qu'il ne soit destiné "aussi" au travail final. Je conseillerais alors, une machine récente permettant de passer quatre bandes de 5-6 négatifs ou 8 diapos.

Pour ma part j'ai choisi - et cela me semble naturel - de mettre chaque film dans un répertoire nommé AAAAMMx, X étant le numéro ou la lettre de chaque film de la même période. Le pilote du scanner devrait permettre une numérotation auto sous la forme de : AAAAMMx_001, 002, 003, etc.

Puisque l'on est dans la manipulation de nos originaux, on va en profiter pour leur faire - au passage - un petit coup de "propre". A l'aide d'un pinceau très doux, ou mieux encore une brosse antistatique,  on va s'efforcer de chasser les poussières rivées à leur surface, surtout pour ceux du type "allergiques à l'ICE" sur lesquels on devra opérer ultérieurement un nettoyage aussi fastideux qu'énervant.

Les films noir et blanc peuvent prendre un bain sans problème dans une solution d'agent mouillant (agepon ou autre) l'idéal étant de les remettre dans la spire de développement. Ensuite on  les suspend - à l'aide d'un trombone ouvert et passé dans une perfo - sur le fil à linge de la salle de bain (par exemple) ou dans un local dont l'humidité décourage les poussières. Eviter absolument le sèche-cheveux qui va s'empresser de jetter sur le film toutes les poussières de la maison. Pour les autres types de film un coup de "Film cleaner" en bombe est préférable à tout autre traitement.

A noter que les vieilles Kodachromes, sont généralement dotées de caches en carton - certes écologiques - mais souvent torturées par les ans, et qui constituent des nids à poussières permanents. L'astuce consisterait à les remplacer par des caches en plastiques - bien moins écologiques - mais bien plus sages en matière de déchets indésirables. L'opération n'est pas neutre, tant par le budget à y sacrifier que par le temps passé à effectuer l'opération. Si ça vous tente je conseille vivement les modèles Gépé - sans verres - Ceux avec verre se prêtant mal à un stockage permanent. Dépechez-vous, ces produits deviennent difficiles à trouver en france... numérique oblige.

Puisque la diapo est mise ainsi √† nu, on va en profiter pour lui donner une petit coup de "FilmCleaner". Appliqu√© sur un chiffon sans peluches, on va traiter "doucement" des deux c√īt√©s sans frotter trop fort pour √©viter de rayer la surface. Ce produit, volontairement volatil, permet de retirer les taches d'eau, les traces de doigts et les poussi√®res sans humidifier la surface.

Pourquoi ne pas laver aussi ces films couleurs ? Leur traitement fait appel √† des produits stabilisants √† base de formol dont l'efficacit√© pourrait √™tre remise en cause par le "bains de pieds" propos√© plus haut pour le noir et blanc. La pr√©sence de ce stabilisant n'est s√Ľrement pas l'effet du hazard, n'oublions pas qu'en couleurs tout l'argent-m√©tal fout le camps dans les bains, et qu'il ne reste que des colorants dans le film. Je n'ai jamais cherch√© √† laver ce genre de films de peur de ruiner toute esp√©rance de long√©vit√© pour des supports ainsi (mal)trait√©s, ce qui n'est pas le b√Ľt.

 

 
image aléatoire
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