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passage à l'acte


Pas de miracle, plus facile à dire qu'à faire...

4990En dépit des idées reçues, numériser des supports argentique n'est pas toujours très simple et conduit même parfois à quelques déceptions. D'abord il y a le temps passé, et tout numériser ne peut être raisonnablement envisagé que dans un esprit de "cataloguage" et seulement en basse résolution. Car après tout l'avantage sur le numérique réside dans le fait que nous avons des originaux physiques, et non de simples enregistrements à la merci d'un caprice mécanique ou de la dégradation d'un support devenu illisible.

A cet égard, il me semble que la première urgence consiste à s'assurer des bons stockage et classement de nos précieux négatifs et diapos. Et mettre le nez sans tarder dans nos boites et pochettes pour inventaire et reclassement me semble un bon préalable. J'ajouterais qu'à cette occasion, la méthode du nettoyage par le vide à propos d'images réputées "sans intérrêt" ou "pas très nettes" m'apparait dangereusement radicale et source de regrêts ultérieurs.

J'ai un jour rencontré un type qui, persuadé de la supériorité de l'imagerie numérique, avait passé de longs mois à scanner ses archives avec l'un des premiers Minolta, au demeurant excellent pour l'époque. Puis il a balancé tous ses originaux, se privant bêtement des futures moutures en matière de machines et de pilotes. Comble de malheur, il s'est apperçu qu'une partie des précieux cd sur lesquels il avait gravé sa production étaient devenus illisibles au bout environs deux ans, le privant d'une partie de ses images de façon irrémédiable.

Donc, tout passer en 600x500 avec IPCT à la clé peut être une bonne formule, quitte à emprunter un scanner mixte à un copain. On identifie, on renseigne, on crée des clefs de recherche et ensuite seulement... on passe aux choses sérieuses avec un scanner à films et on multiplie les sauvegardes sur des supports de bonne qualité .

Autre source de déception, la qualité des sorties. Il est quasi impossible de retrouver sur nos écrans numériques l'image du support papier ou de la projection sur un "perlé". Il faut s'y faire, et apprendre à apprécier nos images d'une manière différente et peut-être moins magnifiée que celle à laquelle la projection nous avait habitué.
Pourtant certaines machines - révervées au film - donnent des résultats très proches et généralement satisfaisants quitte à, parfois, devoir remplacer le pilote de la marque par un indépendant. Il s'agit là de scanner ne sachant traiter que les transparents, mais qui généralement le font bien. Ne croyez pas pour autant qu'ils vont vous donner nécessairement des fichiers prêts à l'emploi, et en fonction de vos envies ou ambitions vous devrez sans doute affiner ce qui sort de la machine. L'essentiel étant d'avoir - en amont - une idée précise de ce que vous voulez faire de chaque image.

Numériser une vue à 4000 ou 5400 dpi est stupide et une perte de temps si vous souhaitez simplement la mettre en ligne. Mais c'est indispensable si de nombreuses retouches et/ou recadrages vous attendent. Dans ce cas, scanner "plein pot" et sauvegarder en Tiff 16 bits ne sera pas superflu.

 
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